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Claude GRASLAND
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Dimanche 10 Avril 2011 13:12:53
Bonjour,
Certifiant que je m'exprime en mon nom propre de citoyen de Sucy-en-Brie, et omettant volontairement de rappeler mon affiliation politique pour respecter la charte du forum municipal, je vous livre un point de vue personnel sur la vidéosurveillance. J'ai volontairement remplacé le nom de tous les partis politiques par des sigles anonymes (XXX, YYY, ZZZ) pour respecter la charte.
Inefficace contre l’insécurité, coûteuse pour les budgets municipaux et dangereuse pour les libertés individuelles, la vidéo surveillance est sur le point de se diffuser dans les communes du Haut-Val-de-Marne, sous la pression de l’Etat-YYY et des intérêts privés.
1) Bienvenue au village ! L’exemple de la commune de Chazey d’Azergues (Rhône)
Les maires des communes du Haut Val de Marne qui viennent de lancer des études pour installer des caméras de vidéo surveillance devraient méditer l’exemple de cette commune aisée mais vieillissante de la banlieue lyonnaise qui a connu récemment la célébrité pour avoir installé 37 caméras pour 3900 habitants, soit presque une caméra pour 100 habitants, record de France en la matière ! Comme le rapporte un article de Laurent Burlet publié dans Lyon Capitale et repris par Rue 89,
» Avec un tel ratio, cette bourgade coquette du Sud Beaujolais tient certainement un record. On en compte notamment :
* quatre sur la mairie,
* cinq au stade de foot,
* six sur la crèche,
* trois à l’école maternelle,
* six à la primaire.
Cette aimable plaisanterie a tout de même coûté à la commune 80 000 Euros (dont 34 000 pris en charge par la préfecture). On peut donc calculer que pour une commune de 26000 habitants comme Sucy-en-Brie, il faudrait 260 caméras pour atteindre le même ratio d’une caméra pour 100 habitants. Le coût d’un tel équipement équivalent serait de plus d’un demi-million d’euros au bas mot. Peut-être même faudrait-il davantage de caméras, car la population de Sucy-en-Brie est provisoirement plus jeune que celle de Chazey d’Azergues et comporte beaucoup d’écoles maternelles et primaires, sans parler des collèges et du lycée… Mais il est vrai que les crèches sont en nombre insuffisant donc on pourra économiser un peu de ce côté là !
2) Comment organiser la résitance face aux dérives sécuritaire de la vidéosurveillance en Ile de France ?
La première chose à faire est de s’informer et de constituer un dossier sur la vidéo surveillance, son efficacité supposé, les intérêts économiques qui sont derrières, les formes légales de résistance (via la CNIL, notamment), etc. Le document le plus utile pour amorcer la réflexion est le dossier de 4 pages mis au point par la Ligue des Droits de l’Homme et RAVIF (Réseau Anti Vidéo Surveillance en Ile de France).
3) Conclusion : ne pas se résigner !
Un peuple qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux (Benjamin Franklin)
Les membres du parti XXX condamnent mollement les dérives sécuritaires du parti au pouvoir YYY, mais installent des caméras dans de nombreuses villes qu’ils dirigent, notamment à Paris. Les membres du mouvement ZZZ affirment leur différence sur ce dossier et ont le courage de ne pas faire la politique des sondages (cf. vote du conseil Municipal de Sucy-en-Brie en Décembre 2010 où seule l’élue du mouvement ZZZ s’est opposée au lancement d’une étude d’implantation des caméras de vidéo-surveillace souhaité par la majorité YYY, tandis que le parti XXX s’abstenait).
Que les citoyens veuillent plus de sécurité est une chose. Qu’ils soient près à sacrifier leur liberté en est une autre. Les caméras de vidéo surveillance ne sont ni efficaces, ni utiles.
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P.S. J'aurai préféré éviter de rendre anonyme les noms de partis politiques cités, mais ceci est imposé par la charte d'utilisation du forum.
P.S.2 Si cet article se trouve "caviardé" malgré les précautions prises, je demanderai des explications et me réseverai le droit d'en faire appel auprès des instances adéquates.
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Alain DUPONT
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Mardi 31 Mai 2011 10:20:53
Sur ce sujet, voir Le Monde daté 31 mai 2011 (ce jour),le grand débat en page 19 et lire aussi "Atteinte à la liberté, les dérives de l'obsession sécuritaire" de Juli Zeh et Ilija Trojanow chez Actes Sud, coll. questions de société.
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