© Vincent Sibille

Agenda 21

Sucy-en-Brie, ville durable

Garantir l'accessibilité aux bâtiments communaux, promouvoir le partage d'objets, lutter contre le gaspillage alimentaire dans les restaurants, développer le bio dans les assiettes servies aux enfants en crèches, louer des vélos à assistance électrique, diminuer l'éclairage public la nuit... Autant d'actions concrètes en faveur du développement durable menées par la ville de Sucy-en-Brie. Des mesures listées dans l'Agenda 21.

Comment faire pour que notre ville devienne durable ? Mettre en œuvre un Agenda 21 ! Oui, mais c'est-à-dire ? Le concept d'Agenda 21 est né en juin 1992 lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro. Attention, il ne s'agit pas d'un agenda au sens de la langue de Molière, mais du mot anglais signifiant programme ou plan d'action qui se réfère au 21è siècle. Nous parlons donc d'un plan d'action pour le 21è siècle en faveur de l'environnement et du développement durable.

A Sucy-en-Brie, le processus a été engagé en octobre 2009. La démarche, qui débute par un diagnostic, implique de se projeter dans l'avenir, généralement à l'échelle d'une génération, afin d'identifier les initiatives concrètes à mener puis de les lister dans un plan d’actions qui sera évalué périodiquement. Sur l'ambitieux programme de 153 actions du premier Agenda 21 (2012 – 2017), 123 ont été réalisées, soit 80 %. Un bilan positif qui a encouragé la ville à élaborer un second Agenda 21, qui a été adopté en octobre 2018 pour la période 2018-2021. Son évaluation fait l'objet de réunions trois fois par an par un comité de suivi composé de l'ensemble des élus de la ville.

Comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, on a tous fait un jour du développement durable sans le savoir ! Par exemple, quand on va faire ses courses à pied plutôt qu'en voiture, quand on trie ses déchets, qu'on achète des aliments en vrac ou encore quand on donne une seconde vie aux objets...

Selon la définition donnée en 1987 par le Rapport Brundtland de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'ONU, il s'agit d'« un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

Autrement dit, il faut se demander comment poursuivre sur la voie du développement en évitant l’épuisement des ressources naturelles. Pour être considérée comme « durable », une action devra prendre en compte trois facteurs : qualité environnementale bien sûr, mais aussi équité sociale et efficacité économique.

Les collectivités locales « jouent, au niveau administratif le plus proche de la population, un rôle essentiel dans l'éducation, la mobilisation et la prise en compte des vues du public en faveur d'un développement durable », précise le texte final du Sommet de Rio. Et si le besoin d'un développement durable s’inscrit dans une prise de conscience à l’échelle planétaire, c’est au niveau local que sont élaborées les politiques les plus efficaces. Les 120 chefs d'Etat et de gouvernement et 178 pays ont demandé que « toutes les collectivités locales instaurent un dialogue avec les habitants, les organisations locales et les entreprises privées afin d'adopter un programme Action 21 à l'échelon de la collectivité. »

Tout en prenant en compte les enjeux globaux, les objectifs que nous nous fixons doivent répondre à ces cinq finalités :

  • L’épanouissement de tous
  • La cohésion sociale
  • Des modes de consommation et de production responsables
  • La lutte contre le changement climatique
  • La préservation de la biodiversité

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